Les Misérables de Ladj Ly : les étincelles du 93


La banlieue française crève l’écran. Après une rafale de films qui l’ont braqué dans les années 90 (La Haine, de Mathieu Kassovitz, 1995, Ma 6-T va crak-er, de Jean-François Richet, 1996) et des coups de semonce dans les années 2000 (Wesh Wesh, qu’est-ce qui se passe ?, de Rabah Ameur-Zaïmeche, 2001), la banlieue hante le cinéma français. En vedette aujourd’hui : le 93, au nord de Paris. Un département qu’on peut voir comme un lieu de brassage évolutif où l’espoir est permis : c’est ce que montre La Vie scolaire de Grand Corps Malade et Medhi Idir, 2019. Un espace ardu comme un terrain de jeu où les adultes et les enfants se brûlent : c’est ce qu’éclaire Les Misérables de Ladj Ly. Un regard coup de poing, qui lui vaut le Prix du jury au Festival de Cannes 2019 et représentant de la France aux Oscars 2020.
Cette consécration valide un long travail sur le terrain, à Montfermeil où a grandi Ladj Ly. C’est là qu’il découvre la pratique du cinéma en centre de loisirs, assiste à la formation du collectif Kourtrajmé et filme sur le tas. 365 jours à Clichy Montfermeil, 2007, témoigne de l’intérieur, des émeutes de 2005. La diffusion sauvage sur le net l’impose cinéaste. Il s’immerge un an dans son pays d’origine pour 365 jours au Mali, 2013, évaluant les forces en présence. Mais la banlieue reste son terrain de prédilection dont il expose les valeurs pour A voix haute, 2017, réalisé avec Stéphane De Freitas.

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Author: Michel Amarger

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